abdication


Action de renoncer à une dignité souveraine. En Belgique, ce terme ne s'applique qu'à la fonction royale.

L'abdication du roi n'est pas prévue par la Constitution, pas plus que l'éventualité du refus du prince héritier d'accéder au trône. Ce mutisme de la Constitution ne signifie pas que l'abdication soit inconstitutionnelle. Le roi peut abdiquer pour diverses raisons : état de santé, préférence personnelle, difficultés politiques… L'histoire politique de la Belgique compte deux abdications : celle du roi Léopold III, le 16 juillet 1951, et celle du roi Albert II, le 21 juillet 2013.

L'abdication du roi Léopold III s'est située au terme de la Question royale qui avait eu pour enjeu la politique de guerre et l'éventualité du retour en Belgique du roi Léopold III. Après la consultation populaire du 12 mars 1950 qui avait fait apparaître l'existence d'une majorité favorable à son retour (mais avec de grandes différences régionales), et après les élections législatives du 4 juin 1950 qui avaient donné aux sociaux-chrétiens la majorité des sièges dans les deux Chambres, le roi était rentré le 22 juillet. Un mouvement d'opposition émaillé de violences s'était alors déclenché, surtout dans les centres industriels wallons. L'exercice des pouvoirs constitutionnels du roi avait été délégué le 11 août 1950 à son fils, le prince héritier Baudouin, qui devint roi le 17 juillet 1951, au lendemain de l'abdication de Léopold III.

Le roi Albert II a annoncé le 3 juillet 2013 sa décision d'abdiquer pour des raisons de santé. Celle-ci a eu lieu le 21 juillet 2013 et fut suivie le même jour de l'accession au trône de son fils ainé, le prince Philippe.

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