Association européenne de libre-échange (AELE)

notice mise à jour en 2018

Association économique regroupant l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse, au sein d'une zone de libre-échange.

Autre appellation : European Free Trade Association (EFTA)

En 1956, le Royaume-Uni, hostile au projet d'union douanière des pays de la CECA, la Communauté européenne du charbon et de l'acier (Benelux, France, Italie, République fédérale d'Allemagne), propose la création d'une grande zone de libre-échange entre les pays de la CECA et les autres membres de l'OECE, l'Organisation européenne de coopération économique (Autriche, Benelux, Danemark, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Norvège, Portugal, République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Suisse, Turquie). Cette démarche pousse alors les pays de la CECA à accélérer les négociations du traité de Rome, en 1957, qui institue une union douanière au sein du marché commun : c'est ainsi que naît la Communauté économique européenne (CEE). Suite à la ratification du traité de Rome et devant l'hostilité de la France à une grande zone de libre-échange entre pays de l'OECE, le projet britannique de 1956 est abandonné au profit d'un autre, plus modeste.

Le 4 janvier 1960 est signée la convention de Stockholm entre l'Autriche, le Danemark, la Norvège, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. Elle institue l'Association européenne de libre-échange, ou AELE (en anglais EFTA, European Free Trade Association), dont le siège est à Genève et qui est durant une décennie dominée politiquement et économiquement par le Royaume-Uni. En vertu de l'union douanière avec la Suisse, le Liechtenstein applique également la convention AELE sans en être pour autant membre.

L'AELE a notamment pour mission l'établissement et l'administration d'une zone économique de libre-échange, qui au départ ne visait que les produits industriels mais a depuis 2001 été étendue aux services, aux mouvements de capitaux et à la protection de la propriété intellectuelle, ainsi que le développement d'un réseau mondial d'accords de libre-échange au bénéfice de ses membres. Les relations de l'AELE avec la CEE, puis la Communauté européenne et enfin l'Union européenne, son premier partenaire commercial, forment un volet important de ses activités depuis ses débuts. Contrairement à l'Union européenne, elle ne poursuit aucune politique commune. De plus, elle ne prévoit aucune forme d'intégration européenne et ne fixe aucun tarif douanier extérieur. L'organe suprême de l'Association est un Conseil qui réunit un représentant de chaque État membre et décide par consensus, secondé par un comité consultatif représentatif du monde économique, un comité de parlementaires et différents comités techniques. L'autorité de surveillance AELE et la Cour de justice AELE complètent la structure de cette organisation intergouvernementale.

Composée à l'origine de sept États, auxquels d'autres se sont ajoutés au cours du temps, l'AELE s'est progressivement réduite, suite aux adhésions successives du Danemark et du Royaume-Uni (1973), du Portugal (1986), de l'Autriche, de la Finlande et de la Suède (1995) à l'Union européenne. Elle ne compte désormais plus que quatre pays : l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.

Depuis l'accord de Porto, entré en vigueur en 1994, les États membres de l'Union européenne et ceux de l'AELE (excepté la Suisse) se trouvent réunis au sein de l'Espace économique européen (EEE).

Voir aussi : Espace économique européen (EEE), Union européenne (UE)

Site de l'AELE

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