Produit national brut (PNB)


Agrégat qui mesure le revenu provenant de la production des acteurs économiques d'un pays donné au cours d'une année.

Le PNB permet d'apprécier la richesse créée dans un pays et le niveau de vie de ses habitants. Il se distingue du PIB parce qu'il est national, en ce sens qu'il reflète la valeur ajoutée produite par les résidents d'un pays donné mais il n'est pas intérieur parce que cette cette valeur ajoutée peut tout aussi bien être produite à l'étranger pour autant qu'elle soit produite par un ressortissant du pays (le PIB est lui basé sur le principe de territorialité).
En d'autres termes, le PNB de la Belgique mesure le revenu provenant de la production des agents économiques (citoyens, sociétés) belges implantés, qu'ils soient résidents en Belgique ou à l'étranger.

Pour obtenir la valeur du PNB, on fait la somme de l'argent dépensé pour la production finale de biens et de services, ou la somme du revenu de tous les citoyens d'un pays, y compris le revenu des facteurs de production utilisés à l'étranger.

En Belgique, le PNB est calculé par la Banque Nationale de Belgique.
En 2005, le PNB/habitant (c'est à dire le PNB divisé par le nombre d'habitants) de la Belgique était de 35 712 dollars soit le 17ème PNB au monde. Le Luxembourg, la Norvège et la Suisse occupant les trois premières places de ce classement.

Le PNB est apparu, de même que plusieurs autres agrégats comme le PIB, après la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte “fordiste“ (caractérisé par une production et une consommation de masse de biens standardisés) où la macroéconomie et les comptabilités nationales connaissaient un réel essor. Le taux de croissance du PNB était perçu comme un indice essentiel de réussite, son accroissement semblait signifier une avancée vers une meilleure satisfaction des besoins de chacun.

En tant qu'indicateur de progrès du niveau de vie, le PNB apparaît pour certains dépassé aujourd'hui car il ne tient pas compte de la production domestique et n'est pas corrigé des activités polluantes et/ou nuisibles comme l'économie souterraine.

Avec les années 1990, de nouvelles formes de mesures de la richesse se sont imposées au niveau mondial. Ainsi le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) a créé un indicateur de développement humain, l'IDH, qui intègre l'espérance de vie, le niveau d'instruction et le pouvoir d'achat dans son calcul.
L'IDH permet ainsi de vérifier si les richesses produites profitent à tous, et permettent une amélioration des conditions de vie.

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