L’affirmation de droits économiques et sociaux en tant que droits de l’homme [1] a pour origine les luttes sociales du 19e siècle et s’est appuyée notamment sur les théories marxistes. Elle a trouvé une première concrétisation internationale dans la création de l’Organisation internationale du travail [2] (1919).
Ces droits, parfois qualifiés de « droits-créances », obligent l’État à créer les conditions nécessaires à leur réalisation. Ils ont été affirmés aux Nations unies dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966). Ce Pacte garantit les droits suivants :
- le droit au travail ;
- des conditions de travail justes et favorables (rémunération, sécurité, etc.) ;
- la liberté syndicale (y compris le droit de grève) ;
- le droit à la sécurité sociale ;
- le droit à la nourriture et à la santé ;
- le droit à l’éducation ;
- la participation à la vie culturelle.
Ce Pacte constitue avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques [3] et la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) [4], la Charte internationale des droits de l’Homme.