En Belgique, le terme « fédéralistes » peut revêtir plusieurs significations, parfois contradictoires entre elles, et désigner différentes tendances :
- les partisans du fédéralisme [1] – quelle que soit son application concrète – comme seul modèle institutionnel viable pour la Belgique (face aux projets de scission du pays [2] ou de retour à un État unitaire [3]) ;
- les partisans d’un approfondissement du caractère fédéral [4] de l’État [5], c’est-à-dire d’un affaiblissement du niveau de pouvoir central [6] et, corollairement, d’un renforcement de l’autonomie des entités fédérées [7] (Régions [8] et/ou Communautés [9]) ;
- les partisans d’un renforcement du niveau de pouvoir fédéral (par récupération de compétences appartenant aujourd’hui aux entités fédérées) ;
- les partisans d’une réforme institutionnelle [10] visant à améliorer le fonctionnement de l’État fédéral belge (par le biais, selon les compétences concernées, d’une défédéralisation [11] ou d’une refédéralisation [12]).
Au niveau européen, sont désignés par le nom de « fédéralistes » les partisans du fédéralisme européen, c’est-à-dire les tenants du courant politique visant à davantage d’intégration européenne en vue de la construction d’une Europe fédérale (par oppositions aux courants confédéralistes et souverainistes).