Notice mise à jour en 2026 Anciennes dénominations : Centrale nationale des syndicats libéraux (CNSL) ; Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB)

Un syndicalisme indépendant des mouvements ouvriers socialiste et chrétien s’est développé dès la fin du 19e siècle. En 1920, a été créée, avec l’appui du Parti libéral, la Centrale nationale des syndicats libéraux (CNSL) dans le but de fédérer diverses organisations existantes en Flandre et à Bruxelles. Elle est devenue la Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB, en néerlandais, Algemene Centrale der Liberale Vakbonden van België – ACLVB) en 1939. Le 30 mai 2026, elle a adopté le nom de Synova (identique dans les deux langues).

Synova ne s’appuie ni sur des principes doctrinaux inspirés du marxisme ni sur la doctrine sociale de l’Église catholique. La charte sociale, adoptée par la CGSLB en 1945, s’inspire des droits sociaux que l’on retrouvera également dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Appartenant au monde libéral, la CGSLB n’avait plus de liens officiels avec les partis libéraux depuis le début des années 1960. Du point de vue doctrinal, elle ne partage pas toutes les options de ces partis dans les matières économiques et sociales. Synova se définit pour sa part comme étant un syndicat libre.

Il possède une structure interprofessionnelle décentralisée au plan géographique. Cette organisation interne s’est adaptée à la fédéralisation du pays par la création en 1989 de structures régionales ayant leurs compétences propres. Les agents des services publics disposent de leur propre organisation affiliée à Synova, le Syndicat libre de la fonction publique (SLFP), de même que les enseignants du réseau libre, avec l’Association professionnelle du personnel de l’enseignement libre (APPEL). Au total, Synova affiliait 309 200 travailleurs et assurés sociaux en 2024, soit 9,7 % des syndiqués. Ce syndicat est plus particulièrement implanté à Bruxelles et en Flandre.

Lors des élections sociales, la CGSLB a connu une progression continue depuis 2012 ; elle reste néanmoins le plus petit des trois syndicats, récoltant un peu plus de 14 % des voix lors de l’élection des comités pour la prévention et la protection au travail (CPPT) en 2024.

Comme organisation représentative des travailleurs, Synova siège dans un grand nombre d’organes consultatifs aux côtés des autres syndicats. Il participe également à la négociation sociale sectorielle dans la plupart des commissions paritaires et à la négociation sociale interprofessionnelle, son président étant membre du Groupe des dix.

Lien direct : https://www.vocabulairepolitique.be/synova Note bibliographique : CRISP, « Synova », Vocabulaire politique, www.vocabulairepolitique.be, consulté le mercredi 23 septembre 2026. Consulter aussi :Site de Synova Autres ressources :
Voir sur le site du CRISP
"Synova"

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