Notice mise à jour en 2020

Institué par le Traité de Maastricht, le Comité des régions est composé de représentants des collectivités locales et régionales, nommés pour cinq ans par le Conseil de l’Union européenne. Les membres du Comité, dont le mandat est renouvelable, doivent obligatoirement être des élus ou être responsables devant une assemblée élue. Ils sont actuellement au nombre de 350, avec un nombre égal de suppléants. Le Comité désigne en son sein un président et un bureau pour une durée de deux ans et demi.

Le Comité des régions a un rôle consultatif. Il remet des avis au Parlement européen, au Conseil de l’Union européenne et à la Commission. Le Comité peut être consulté par ces institutions lorsqu’elles le jugent utile mais son avis doit obligatoirement être sollicité dans les domaines touchant aux intérêts régionaux et locaux, à savoir :

  • les transports ;
  • l’emploi ;
  • la politique sociale ;
  • le Fond social européen ;
  • la culture ;
  • la santé publique ;
  • l’environnement ;
  • l’énergie ;
  • la cohésion économique, sociale et territoriale ;
  • la politique d’éducation, de la formation professionnelle, de la jeunesse et du sport.

Le Comité des régions peut par ailleurs rendre un avis de sa propre initiative lorsqu’il le juge utile.

Les avis sont adoptés à la majorité simple.

Le Traité de Lisbonne a apporté une innovation importante dans les missions du Comité des régions : de même que les parlements nationaux, il peut déposer un recours auprès de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour violation du principe de subsidiarité contre les actes qui seraient selon eux contraires à ce principe.

Le Comité des régions est organisé selon un double axe. D’une part, ses membres sont regroupés en délégations nationales ayant chacune à leur tête un président. D’autre part, ils constituent des groupes politiques ayant chacun un secrétariat. Ces groupes reflètent les groupes politiques du Parlement.

Le Comité tient six sessions plénières par an, à Bruxelles.

Lien direct : https://www.vocabulairepolitique.be/comite-des-regions Note bibliographique : CRISP, « Comité des régions », Vocabulaire politique, www.vocabulairepolitique.be, consulté le mardi 14 juillet 2026. Consulter aussi :Site du Comité des régions Autres ressources :
Voir sur le site du CRISP
"Comité des régions"

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Notice mise à jour en 2021

Le Traité sur l’Union européenne (TUE), appelé couramment Traité de Maastricht, représente une étape décisive dans la construction européenne. Il instaure l’Union européenne (UE), qui englobe les Communautés préexistantes sans les supprimer.

D’une part, dépassant le cadre strictement économique du Traité de Rome, il contient des éléments d’union qui renforcent les institutions européennes, créant des compétences non économiques, dont la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC). D’autre part, il décide la création d’un espace économique unique, le marché unique, et d’une Union économique et monétaire (UEM) ayant pour objectif l’adoption d’une monnaie unique, l’euro.

Les éléments les plus importants du traité en matière politique sont :

  • la création d’une citoyenneté européenne, comprenant notamment le droit de résidence dans tous les pays de l’Union et le droit de vote et d’éligibilité aux élections européennes et municipales dans le pays de résidence ;
  • l’extension des compétences de l’Union à de nouveaux domaines, tels que l’éducation, la protection sociale (dans certaines limites), la culture, la santé publique, la protection des consommateurs, selon le principe de subsidiarité ;
  • la mise en place d’une Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), qui permet de prendre des décisions communes en cette matière, à l’unanimité ;
  • l’instauration de coopérations en matière de sécurité et de justice, également soumises à l’approbation unanime des États membres.

Les grandes étapes de l’Union économique et monétaire prévues par le traité sont :

  • la libre circulation des capitaux ;
  • la coordination des politiques économiques et monétaires et la mise en place de l’Institut monétaire européen ;
  • la création d’une monnaie unique et de la Banque centrale européenne (BCE) ;
  • la mise en circulation de la monnaie unique.

Le Traité de Maastricht prévoit en outre la convergence économique des États membres souhaitant participer à l’Union économique et monétaire. Pour ce faire, ils doivent respecter cinq « critères de convergence » (dits critères de Maastricht), à savoir :

  • la stabilité des prix (le taux d’inflation moyen ne peut excéder de plus de 1,5 % le taux d’inflation moyen des 3 pays où il est le plus bas) ;
  • la maîtrise de la dette publique (qui ne peut excéder 60 % du produit intérieur brut) ;
  • la maîtrise du déficit budgétaire (qui ne peut excéder 3 % du produit intérieur brut) ;
  • la stabilité du taux de change ;
  • la convergence des taux d’intérêt (le taux d’intérêt nominal moyen à long terme ne peut excéder de plus de 2 % celui des 3 pays où le taux d’inflation moyen est le plus bas).

Les politiques communes définies par ce traité sont rassemblées en trois piliers.

Le Traité de Maastricht a entraîné l’abandon d’une partie de la souveraineté des États membres, nécessitant des modifications de leur Constitution. Le processus de ratification du Traité a suscité de longs débats et une forte opposition, particulièrement dans les pays où le texte a été soumis à référendum.

Lien direct : https://www.vocabulairepolitique.be/traite-de-maastricht Note bibliographique : CRISP, « Traité de Maastricht », Vocabulaire politique, www.vocabulairepolitique.be, consulté le mardi 14 juillet 2026. Annexe(s) :Texte du Traité Consulter aussi :Texte du Traité Autres ressources :
Voir sur le site du CRISP
"Traité de Maastricht"

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