culte reconnu


Culte qui bénéficie d'un financement public en application de l'article 181 de la Constitution.

Six cultes sont actuellement reconnus : les cultes catholique, protestant, israélite, anglican, islamique et orthodoxe. Leur financement public adopte diverses formes, dont les principales sont le paiement des traitements et pensions des ministres du culte (pris en charge par l'Autorité fédérale), la couverture du déficit des fabriques d'église (prise en charge par les communes et les provinces) et, selon certaines modalités, l'organisation de cours de religion dans les écoles publiques (prise en charge par les communautés).

C'est l'Autorité fédérale qui reconnaît les cultes, c'est-à-dire qui les inscrit au rang des bénéficiaires du financement public, tandis que ce sont les régions qui reconnaissent les communautés locales (paroisses, mosquées…), et organisent leur gestion. Depuis 2002, le mouvement laïque a accès, en tant que communauté philosophique non confessionnelle, à un financement public très semblable à celui dont bénéficient les cultes reconnus, à cela près qu'il est entièrement de la compétence de l'Autorité fédérale.

Conformément au prescrit constitutionnel, l'État ne peut s'immiscer dans la nomination des ministres des cultes.

Pour chaque culte reconnu, l'État reconnaît un interlocuteur central, souvent dénommé organe chef de culte, chargé des rapports du culte avec les autorités publiques. Les organes chefs de culte sont la Conférence épiscopale des évêques catholiques, le Conseil administratif du culte protestant et évangélique, le Consistoire central israélite de Belgique, le Comité central anglican, l'Exécutif des musulmans de Belgique et le Métropolite-archevêque du patriarcat œcuménique de Constantinople ou son représentant. Pour la laïcité organisée, le Conseil central laïque remplit un rôle analogue.

En 2006, l'Union bouddhique belge (UBB) a déposé auprès du ministre de la Justice une demande de reconnaissance, non pas comme culte, mais comme communauté philosophique non confessionnelle. Dans un premier temps, un subside provisoire, destiné à préparer la reconnaissance définitive, a été accordé à l'UBB.

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